Les premières récoltes ont débuté avec près de trois semaines d'avance, confirmant le caractère exceptionnel de cette campagne. Les fortes chaleurs de la fin du printemps et du début de l'été ont accéléré la maturation des cultures, entraînant un démarrage des moissons particulièrement précoce.
En orge, blé et colza, les premiers retours terrain font état de rendements globalement décevants, compris entre 5 et 10 quintaux en dessous des moyennes quinquennales. Les épisodes climatiques successifs de ces derniers mois ont pénalisé le potentiel de production dans de nombreux secteurs. En revanche, la qualité est au rendez-vous, avec de bons poids spécifiques (PS) et des teneurs en protéines satisfaisantes.
Sur les marchés, le contexte apparaît légèrement plus favorable qu'au cours des derniers mois. Les interrogations sur les potentiels de production dans plusieurs grandes régions exportatrices, combinées à une offre européenne qui pourrait être plus limitée qu'attendu, allègent les fondamentaux. Cette situation pourrait offrir quelques opportunités de commercialisation au fil de la campagne. Dans ce contexte, rester attentif aux évolutions des marchés et saisir les périodes de rebond pourrait s'avérer déterminant.
L'attention se porte désormais sur les cultures de printemps. Maïs et tournesol restent fortement dépendants des conditions météorologiques des prochaines semaines. Les températures et l'évolution de la pluviométrie seront déterminantes pour préserver leur potentiel de rendement jusqu'à la récolte.